À l'assaut des punaises de lit : comment se débarasser de ces indésirables

Je m’appelle Corinne D. J’ai 28 ans et je vis à Montréal.
J’ai eu des punaises de lit chez moi. Deux fois.

lundi 8 septembre 2008

Un post d'espoir

Bonjour à tous, chers infestés qui traversez un calvaire que j'ai trop bien connu,

Voilà bien longtemps que je ne me suis pas manifestée sur ce blog (ce qui ne veut pas dire que je l'abandonne pour autant). Il y a une bonne raison pour laquelle je n'écris plus : je me suis débarrassée de ces indésirables depuis plus d'un an déjà! Et si j'y suis arrivé, cela signifie que vous aussi, sans l'ombre d'un doute, vous chasserez la bête hors de chez vous, une bonne fois pour toutes!

Je continue à recevoir périodiquement des courriels, signe malheureux que la punaise est toujours bien active à Montréal (et au Québec tout entier, en France, au Maroc, en Belgique, en Suisse, aux États-Unis, au Sénécal, en Norvège, en Inde, en Algérie, au Mexique ... partout quoi). Les lecteurs proviennent des quatre coins du globe : vous n'êtes pas seuls dans votre combat, croyez-moi! Le Terre entière est gorgée de punaises -- où il y a de l'homme, il y a de la cimex!

Je reviens d'un long voyage en Russie, en Mongolie et en Chine, et les histoires de punaises de lit foisonnent dans les auberges jeunesse... Imaginez un peu cela : alors que je commençais tout juste mon voyage, à St-Pétersbourg, je réalise que notre chambre est infestée de punaises de lit! Je me réveille un matin, complètement piquée sur le haut du corps, comme jamais je ne l'ai été dans mon propre appartement à Montréal. Elles étaient légions dans la chambre, gorgées de sang de voyageurs, les chanceuses, se balladant librement sur les murs et les sommiers! Et mon amie, elle, n'avait aucune piqûre visible, malgré le fait que son lit pullulait de bestioles (signe irréfutable, une fois de plus, que chacun réagit différemment à leur morsure). Elle faisait partie du groupe 4.

Ha! Vous dire à quel point j'ai eu peur d'en ramener chez moi après le voyage... Inspection minutieuse de toutes mes affaires, lavage à l'eau bouillante... Pour ma part, je suis restée marquée par ce combat mené contre la créature : à chaque fois que je vois une rougeur sur ma peau, la panique! Et les piqûres d'insecte, l'été, me font flipper, bien entendu. J'imagine que je serai sur mes gardes pendant longtemps encore : c'est le lot de ceux qui ont connu cette expérience «inoubliable» des punaises... Mais soit! J'apprends tranquillement à oublier.

Sincèrement,

Corinne

samedi 25 août 2007

Chaque peine a son revers

Je faisais rire mon amie Cassandre en lui disant que les punaises forcent à la «simplicité involontaire». C’est pourtant vrai.
Elles m’ont obligée à faire le ménage monumental de mon appartement qui s’imposait (derrière les meubles, les électroménagers, dans les tiroirs, les placards.)
J’ai dû tout trier et me défaire des biens superflus. J'ai réalisé à quel point j'avais accumulé maladivement tant d'objets inutiles au cours des dernières années. J'avais dénaturé la fonction même de l'objet.
Cela m’a rappelé la fameuse citation de Tyler Durden du film Fight Club: «The things you own end up owning you.
It's only after you lose everything that you're free to do anything.»

You buy furniture. You tell yourself, this is the last sofa I will ever need in my life. Buy the sofa, then for a couple years you're satisfied that no matter what goes wrong, at least you've got your sofa issue handled. Then the right set of dishes. Then the perfect bed. The drapes. The rug. Then you're trapped in your lovely nest, and the things you used to own, now they own you. ~ Chuck Palahniuk, Fight Club, Chapter 5

Oui, peut-être que dans tout ce bordel physique et métaphysique que provoque la punaise, une certaine sagesse émerge et de saines habitudes émanent. Depuis mon infestation, j’essaie de conserver le moins de choses possibles et garde mon appartement d’une propreté irréprochable. Je ne suis plus jamais découragée par les corvées ménagères. Je ne veux plus emmagasiner inutilement des objets chez moi. Je donne beaucoup – des vêtements, des objets – à des œuvres caritatives. Je garde vraiment l’essentiel et tente de vivre dans une optique minimaliste.

mercredi 15 août 2007

Y a-t-il des punaises dans cette maison?

Telle est la question.
En effet, les cimex sont spécialistes de la furtivité et de la dissimulation. Vous pouvez en chercher pendant des jours, des semaines, des mois (!), tout retourner dans votre logement, perdre tranquillement votre santé mentale, mais rien! Vous ne voyez rien! Où se cachent donc ces pestes?

Certains optent pour des mesures draconiennes afin de les repérer. Après avoir quitté leur résidence pendant plusieurs jours dans le but d’affamer leurs punaises, ces personnes, de retour chez elles, se placent sur leur lit durant le plein jour pendant plusieurs minutes, parfaitement immobiles, jusqu’à ce que nos hématophages préférés se tirent hors de leur cache. Elles se mettent délibérément en appât pour les punaises afin de pouvoir enfin déterminer leur provenance!
D’autres ajustent leur réveille-matin à 4 heures du matin, et, lampe de poche en mains, fouillent les alentours du lit et leurs draps au beau milieu de la nuit.
C’est dire jusqu’où peut nous mener la recherche éperdue de l’endroit où elles se terrent.

Mais si vous ne voulez pas vous rendre jusque-là, voici quelques indices de la présence de punaises.
De petites taches de sang sur vos draps sont suspectes.
De petits points noirs sur le matelas et les draps (les excréments) le sont tout autant, en plus d’être parfaitement écoeurants.
Une certaine odeur de moisi autour du lit doit éveiller les soupçons (mais je crois que cela est perceptible seulement dans le cas de grandes infestations). Pour ma part, je n’ai jamais senti telle odeur. (On m’a dit que ça s’apparentait à une odeur de vieille chaussette… miam)
Les carcasses de punaises (elles muent cinq fois avant d'atteindre leur stade final de maturité) est un signe irréfutable de la présence de punaises. N’oubliez pas de toujours faire identifier les spécimens par un professionnel.

À mon avis, il serait trop réactionnaire d’utiliser des pesticides dans votre logement si vous n'avez pas découvert de punaise (morte ou vivante). Ce n’est pas souhaitable d’asperger du poison à l’endroit où l’on dort sans raison. D'autant plus que beaucoup de personnes font des réactions allergiques aux pesticides, ce qui empire le cas des démangeaisons déjà présentes...

Cependant, si vous avez de fortes raisons de croire que vous abritez en vos murs la cibole de cimex (vous vous réveillez avec des piqûres) mais que, après plusieurs inspections minutieuses, vous ne voyez toujours rien qui le confirme, je vous suggère de prendre tout de même de bonnes mesures préventives. Continuez à faire une vérification périodique et systématique du matelas et du sommier, lavez souvent vos draps et vos couvertures à l'eau très chaude, passez l'aspirateur sur le matelas, isolez votre lit et enroulez du raban double-face sur les pattes. Nécessairement, si les punaises veulent vous vampiriser, elles n’auront de choix que de passer par les pattes du lit, où elles se feront prendre dans la colle du ruban. Ainsi vous aurez, à votre réveil, la confirmation tant attendue (une punaise engluée) ou alors la semi-garantie que vos éruptions cutanées ont d'autres sources.

mardi 14 août 2007

Cas vécus

Et maintenant, un babillard.
Je vous invite cordialement à raconter votre histoire de punaises dans la zone des commentaires de ce post, afin de partager votre expérience, vos trucs, vos inquiétudes, la manière dont vous vous êtes débarassés de cette calamité.
Merci de votre participation.
C.

lundi 13 août 2007

FAQ

Foire Aux Questions

Pourquoi ai-je l’impression de me faire piquer le jour? Est-ce possible?

Cette sensation de se faire piquer «le jour» (au travail par exemple) provient du fait que la peau de certaines personnes tarde à réagir à la protéine de la salive que la punaise injecte quand elle nous pique. La phase de réponse à l’allergène peut prendre plusieurs heures, voire plusieurs jours. Cela est d’autant plus choquant, car il devient fort difficile d’établir avec certitude à quand remonte la dernière piqûre (surtout pour les personnes qui font partie du groupe 2, et qui risquent de confondre une simple démangeaison passagère avec une piqûre de punaise).


Quelles parties du corps sont les plus touchées par les piqûres de punaises?

Les punaises piquent partout où elles ont accès à de la peau (leur dard ne peut transpercer les vêtements). On retrouve donc des piqûres au visage, à la nuque, aux épaules, aux bras, dans le dos, sur les jambes… partout. J’ai déjà lu qu’elles préféraient la nuque, les épaules et le visage, et je crois que c’est parce que ces parties du corps sont plus exposées lors du sommeil. Pour ma part, je me suis même fait piquer sur les doigts. Je n’ai encore jamais entendu d’histoires de piqûres sur les pieds, pour la simple et bonne raison que cette peau est plus épaisse et rugueuse et que leur dard ne peut la traverser.


Horreur! Dois-je vraiment laver tous mes vêtements à l'eau bouillante? La plupart des tissus ne supportent pas tant de chaleur...

Malheureusement, seules les températures extrêmes viennent à bout des punaises. Il ne faut pas laver à l'eau tiède ou chaude, mais à l'eau très, très chaude, au cycle de lavage le plus long possible afin de les éliminer (sinon elles peuvent se loger dans votre machine...).
Sans réfléchir, lors de l'extermination, j'avais tout mis à la machine, sans aucun égard au textile. Évidemment, beaucoup de morceaux ont été complètement bousillés (rétrécis, stressés par le lavage et la chaleur). Résultat : j'ai dû me défaire de vêtements neufs et qui m'avaient coûté assez cher. Mon collègue m'avait ensuite donné la recette du succès : sa copine, qui avait beaucoup de vêtements auxquels elle tenait particulièrement, avait tout simplement passé ses vêtements à la sécheuse, à température élevée, pendant une bonne vingtaine de minutes. Voilà, le tour est joué.
Évidemment, pour ceux qui en ont les moyens, un nettoyage à sec au tailleur du coin est tout indiqué.
Maintenant, quant à savoir s'il faut TOUT laver ce qu'il y a dans la maison (tapis, rideaux, vêtements rangés dans les armoires), deux écoles de pensée s'affrontent. Je crois que cela reste une question de jugement personnel lors de l'évaluation du degré d'infestation.


Je suis infesté et je désire faire appel à un exterminateur. Je suis locataire de mon logement. Qui doit défrayer les coûts de l'extermination?
Si vous êtes locataire (et Québécois), sachez que, selon la Régie du Logement, c’est le propriétaire qui est responsable en cas de parasites. À lui, donc, de défrayer les coûts d’extermination. Cependant, pour ce faire, vous devez être en mesure de lui prouver que vous êtes véritablement infesté (gardez toutes les carcasses trouvées).


Pourquoi les hommes semblent-ils parfois «épargnés» par les punaises? Mon mari (copain, ou autre) ne se fait pas piquer, lui!
On remarquera que beaucoup plus d’hommes que de femmes font partie du groupe 4. Certains croient que c’est parce que la peau des femmes est plus sensible que celle des hommes (n'est-ce pas la différence notoire entre la peau des hommes et celle des femmes?), et est donc plus sujette à la réaction cutanée. D’autres prétendent que c’est parce que les hommes se font moins piquer que les femmes. Bien entendu, cela est faux. Tout le monde se fait piquer, sans distinction. Peu importe qu’il y ait marque ou non.

dimanche 12 août 2007

Mesures préventives après la «dépunaison»

Suite à l’extermination, j’ai observé pendant quelques temps des mesures «préventives» afin d'éviter une nouvelle contamination.

Tout d’abord, j’ai isolé mon lit (j’ai l’avantage d’avoir un lit sur une base de métal, donc cela a été possible). J’ai décollé la tête du lit à une bonne dizaine de centimètres du mur. J’ai enlevé la jupe du lit et me suis assurée qu’aucune couverture n’était assez longue pour toucher le plancher. J’ai finalement enduit les pattes du lit d’une bonne couche de Vaseline bien épaisse. Ainsi, aucune punaise ne pouvait ni grimper sur les pattes (elles ne sont pas de bonnes grimpeuses sur les surfaces lisses ou engluées) ni passer par le mur pour accéder à leur garde-manger (c’est comme ça que m’appelait l’exterminateur…).

Évidemment, j’ai redoublé d’ardeur quant à la propreté de mon logement. J’ai passé l’aspirateur deux à trois fois par semaine dans tout l’appartement et une fois par semaine sur mon matelas et mon sommier. Je continuais à jeter systématiquement les sacs d’aspirateur (quelques fois, je les ai utilisés deux fois en n’omettant pas de les placer dehors jusqu’à la prochaine utilisation). Je lavais les draps et les couvertures deux fois par semaine.

J’ai suivi ce strict régime de ménage pendant plus de deux mois.
Avec la cimex, on n’est jamais trop prudent…

mardi 7 août 2007

Homo Sapiens vs Cimex Lectularius : Chronique d'un combat

Chronique d'un combat
La lutte : Homo Sapiens vs Cimex Lectularius

On se targue souvent d’être les créatures les plus intelligentes de la terre. On a peint la Joconde. On a construit les pyramides. On a inventé l’automobile. Et le gaz moutarde.

Ainsi, l’erreur serait de sous-estimer votre adversaire en vous disant simplement : «Moi, singe évolué, est nécessairement plus malin que la punaise, minable invertébré.»
Car rien n’est plus faux. Bien entendu, il faut revoir la notion d’idiotie et d’intelligence selon d’autres critères que les nôtres. À proprement parler, les punaises sont incapables de processus cognitifs. Elles obéissent cependant à des instincts de survie très basiques, mais vachement bien déterminés. Ces mêmes pulsions mettront durement à l’épreuve votre cerveau de primate.
En effet, malgré ses 5 mm, votre adversaire est de taille. Et rudement rusée.
Les punaises détectent le monoxyde de carbone que nous expirons durant notre sommeil à plusieurs mètres de distance.
Elles vont naturellement migrer vers un autre endroit si elles se sentent menacées.
Elles détectent aussi la chaleur (le bon sang chaud...) qui émet un rayonnement infra-rouge à plus de 10 cm de distance.
Elles ne bougeront pas de leur cachette si leur hôte est actif, à moins qu’elles aient incroyablement faim. Elles attendent une inertie d'au moins 15 minutes avant de sortir de leur repaire.
Comme les araignées, elles feignent la mort quand elles croient leur vie en danger.
Elles piquent entre 3 et 5 heures du matin, le moment où la majorité des gens sont profondément endormis.
Leur piqûre est généralement indolore, ce qui leur permet de retourner dans leur cachette sans se faire coincer par le gros singe délectable que vous êtes.
Bref, elles sont futées.

J’ai gagné ce combat. Il s’est soldé à la suite de bons coups et de bêtises. Vous aussi, un jour, vous y arriverez.
Je récapitule rapidement, pour ceux qui n’ont pas lu mes chroniques du «first encounter».

29 janvier 2007. J’avais finalement trouvé une punaise, et ma mère l’avait fait identifier. Croyant alors la carcasse inutile, elle l’avait jetée.

Nota Bene de Corinne : SVP, si vous trouvez une punaise de lit, GARDEZ-LA. En fait, gardez tout, les carcasses, les excréments, tout. Cela pourrait vous servir de preuve. Lorsque je continuais à me faire piquer suite à ma première extermination, l’exterminateur commençait à être sceptique, car il ne voyait jamais rien. Il n'y avait aucune trace de punaise dans mon logement. Il commençait même à douter du fait que j’en aie eu un jour. Si vous êtes locataire, votre propriétaire pourrait aussi vous demander de voir un spécimen.
Il est même possible que vous n’en voyiez JAMAIS, c’est vous dire comment cette preuve est précieuse...

Dans les semaines qui ont suivi la découverte de la punaise, j’ai tout essayé : laver les draps à l’eau bouillante et passer l’aspirateur partout (dans les fentes du plancher, derrières les plinthes, dans les replis de couture du matelas et du sommier, dans chaque recoin de meuble). J’ai aussi posé de la terre diatomée près de mon lit (à éviter, la terre diatomée est très volatile et peut se loger dans vos poumons).
Nota Bene de Corinne : Jetez les sacs d'aspirateur après utilisation. Des oeufs et des punaises pourraient s'y retrouver.

5 février 2007. Étant donné que je me faisais toujours piquer, je m’étais alors résignée à faire appel à un exterminateur.

Nota Bene de Corinne : Choisissez bien votre exterminateur. C’est important. J’ai fait quelques appels avant de tomber sur quelqu’un qui a pris le temps de répondre à toutes mes questions avec courtoisie et avec tant d’érudition qu’on aurait pu le prendre pour un entomologiste. Bien qu’il soit tentant de choisir le moins cher et celui qui assure une garantie «illimitée», faites fi de ces facteurs alléchants. Le mien, en l’occurrence, me garantissait le travail pour une période de trois mois (compte tenu que les œufs prennent jusqu'à 2 semaines à éclore) Il m’a dit de me méfier des exterminateurs qui font une soi disant «garantie illimitée», car les punaises - qui sont très difficiles à enrayer- peuvent réapparaître à tout moment et aucun exterminateur n'accepterait de refaire le travail indéfiniment. D’autres ne le garantissent tout simplement pas.

Nota Bene de Corinne : Si vous êtes locataire (et Québécois), sachez que, selon la Régie du Logement, c’est le propriétaire qui est responsable en cas de parasites. À lui, donc, de défrayer les coûts d’extermination.
6 février 2007. Dans un moment de panique, je jette mon divan et mon sommier. Le divan était vieux et plein de replis (donc plein de cachettes pour les punaises) et je n’arrivais pas à voir correctement l’intérieur de mon sommier (donc d’autres possibilités de cachettes pour les punaises…).

Nota Bene de Corinne : Inutile de jeter quoi que ce soit, à moins que vous soyez convaincus que le meuble en question soit complètement INFESTÉ de punaises et totalement irrécupérable. En effet, les exterminateurs peuvent traiter vos meubles avec leurs pesticides. De plus, si vous avez toujours des punaises chez vous après l’extermination (hélas! Cela peut arriver…) et que vous achetez du nouveau mobilier pour remplacer l’ancien, les punaises risquent de migrer dans vos nouveaux achats…

On m’avait dit qu’il était préférable de sceller mon matelas dans un grand couvre-matelas en plastique, supposément disponible dans les pharmacies, ceci pour éviter que les punaises viennent s’établir dedans. J’en ai cherché pendant des jours, sans succès. J’ai donc acheté quelques rideaux de douche en plastique à Dollarama et j’ai tenté de le recouvrir tant bien que mal avec ces toiles. Résultat pathétique.

16 février 2007. L’exterminateur vient pour la première fois. Il asperge TOUTES les plinthes de mon appartement, mes meubles de salon et de chambre, ainsi que mon matelas. Il m’avait demandé de vider tous les meubles de ma chambre. J’avais tout lavé à l’eau chaude, et avais placé les vêtements «décontaminés» dans des sacs de plastique à fermeture éclair (les mêmes qui servent d’emballage lorsqu’on achète des draps ou couvertures). Le reste, je l’avais scellé dans de larges sacs de poubelles que j’avais placé sur mon balcon.

Nota Bene de Corinne : Avis aux Québécois, la température hivernale joue en votre faveur. Les punaises meurent après deux jours en dessous de -20. Donc ce que vous ne pouvez laver, placez-le dehors par temps de grand froid.
SVP, pour ceux qui seraient tentés de le faire (oui, j’ai déjà entendu cette suggestion…), n’essayez pas de fermer le chauffage et d’ouvrir les fenêtres pendant des jours dans l’espoir de tuer les punaises par le froid!!! En plus d’être complètement inutile (jamais vous n’arriverez à obtenir une température de -20 à l’intérieur!) vous pourriez endommager du matériel (électronique et électroménagers) et conduits d’eau à l’intérieur de votre logis.

19 février 2007. Je me fais piquer à nouveau. Je pleure. J’appelle l’exterminateur qui m’explique que cela est chose normale. En effet, les insectes doivent sortir de leur cachette et se rendre jusqu’à l’hôte afin de marcher dans le poison. Il faut donc se placer en appât pour les bêtes pendant quelques temps (joie!).

Pendant quelques semaines, calme plat.

7 mars 2007. L’exterminateur vient faire son tour de contrôle. Il inspecte mon appartement, me pose des questions, etc. Il ne voit aucune trace. Je suis contente, il est content. Vive la vie.

Nota Bene de Corinne : Si votre exterminateur est compétent et soucieux, il se devrait toujours de faire un suivi après l’extermination initiale.

14 mars 2007. Vient le retour du drame. Nouvelles piqûres, nouveaux pleurs.

16 mars 2007. Deuxième extermination (gratuite, car j'étais toujours dans les fameux «trois mois de garantie»). Cette fois-là, l’exterminateur reste perplexe. Il ne voit toujours aucune punaise, aucune trace de sa présence. Il pense que j’ai été victime de ce qu’il appelle un «accident» (i.e. j’aurais apporté chez moi un mâle ou une femelle qui heureusement n’était pas enceinte). Sceptique et me croyant atteinte d’une maladie mentale, il décide tout de même de fumiger ma chambre et mon matelas.
Puis, plus rien. Cependant, j'ai suivi pendant quelques temps des mesures très strictes de prévention.
Tranquillement, j'ai recommencé à faire des nuits complètes et reposantes. J'ai retrouvé la douceur de mon chez-moi.
Ainsi s'est soldé ce combat.
Parfois, encore aujourd'hui, je me blottis le soir dans mes couvertures, béate, et apprécie chaque minute de ce délicieux intervalle entre l'apaisement et le sommeil, ce moment divin où l'on sait que rien ne peut nous atteindre, à part les rêves. Ce sont les minutes les plus délectables...